[CANNES 2026] Garance : (sur)dosages

Après Cannes, c’est encore Cannes !

Alors que le tapis rouge a été rangé et que le rideau s’est refermé sur la Croisette, UGC propose, du 23 au 26 mai puis du 27 mai au 2 juin une sélection de films qui ont été présentés lors de la 79ème édition du Festival de Cannes. Une large palette de films à découvrir dans les prochaines semaines et notamment la Palme d’Or. Une façon de prolonger la magie ! 

On continue  avec Garance de Jeanne Herry, présenté en compétition. Sortie : le 23 septembre

Jeanne Herry est une cinéaste dont je suis le travail depuis une dizaine d’années et Elle l’adore, son premier long-métrage. Une réalisatrice dont j’apprécie ses films et surtout la façon dont elle aborde les sujets qu’elle traite. Une méthode qui n’a pas tellement changé pour son quatrième projet même si, selon ses propres dires, elle a opéré un visage dans son approche puisqu’elle se concentre désormais sur une personnage qui constitue à elle-seule toute la trame du film. 

Nous sommes à Paris et nous allons à la rencontre de Garance. Garance a la trentaine et elle est actrice. Enfin, actrice c’est vite dit car si elle joue bien, c’est plus dans des spectacles pour enfants, histoire de payer son loyer. Elle fait de son mieux pour s’en sortir et pour se réconforter, elle noie ses soucis dans l’alcool, au point d’être de moins en moins raisonnable. Garance devient de plus en plus dépendante de la boisson. Dans le même temps, en pleine révolution intime et sexuelle, elle fait une rencontre amoureuse déterminante. Autant de bouleversements et d’évènements externes qui la mèneront à faire des choix, et au final un choix. 

Garance est une fille qui brûle les chandelles par les deux bouts, comme dirait l’expression consacrée. Brillante comédienne, elle n’en demeure pas moins une fille instable. Une situation qu’elle pense maitriser en buvant plus que de raison. L’alcool, c’est plus qu’une boisson, c’est son confident, son meilleur ami, son partner in crime. L’alcool lui permet d’une certaine manière de voir la vie autrement, quitte à se perdre un peu. 

En effet, si l’alcool est au cœur de la vie de Garance, elle devient par la suite mauvaise conseillère. Une autre relation s’engage et elle est plus toxique, plongeant la jeune femme dans une sorte de déni. Ses proches voient qu’elle est alcoolique mais pas Garance. Face à cela, la jeune femme sait au fond qu’elle n’a pas beaucoup d’options. Elle sait aussi qu’elle doit retrouver toute son énergie pour retrouver sa lucidité et envisager une autre vie sans son amie toxique. En clair, tuer Garance pour ressusciter Garance et sortir une bonne fois pour toutes de l’abîme. 

Garance évoque avec justesse d’un sujet qu’on considère encore tabou, à savoir l’alcoolisme féminin, comme s’il n’y avait que les hommes qui pouvaient être atteints de ce mal. Adèle Exarchopoulos incarne le rôle-titre avec un grain de folie et de culot qui fait qu’on attache à ce bout de femme qui derrière le verre qu’elle boit, tente de s’échapper à une situation qui l’effraie. A se demander si elle méritait le prix d’interprétation féminine ! 

Garance

Un film de : Jeanne Herry

Avec : Adèle Exarchopoulos, Sara Giraudeau, Sarajeanne Drillaud, Rudgy Pajany, Anne Suarez…

Pays : France

Genre : Drame

Durée : 1h45

Sortie : le 23 septembre

Note : 15/20

Bande annonce à venir

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