[CANNES 2026] La Vénus électrique : amour et (dés)illusions

Ce film a été présenté en ouverture du Festival de Cannes qui se tient du 12 au 23 mai.

Vous êtes, au moins une fois, tombé sur l’annonce suivante : 

Grand guérisseur qui rentre en contact avec les âmes pour vous permettre de retrouver l’être cher tant aimé. Résultats garantis ! 

Habituellement, ce genre d’annonce ne vous fait ni chaud, ni froid mais lorsque la personne que vous avez aimé de tout votre être vous manque, vous n’avez plus rien à perdre et vous êtes prêt à tout pour entrer en contact avec elle, surtout si cela vous permet de croire en nouveau à la vie. Et tant pis, si derrière ça sent l’arnaque à plein nez (mais cela, vous ne le savez pas hein !)

Nous sommes en 1928 à Paris. Antoine Balestro est un jeune peintre en vogue qui a cependant perdu toute inspiration et envie de vivre depuis la mort de son épouse, Irène. En clair, il est inconsolable. Un soir d’ivresse, il se rend dans une foire du côté de Saint-Ouen où il fait la rencontre de Suzanne. Suzanne est une voyante qui peut rentrer en contact avec la défunte. Après une première expérience, Antoine demande à Suzanne de revenir contre rémunération afin de continuer à communiquer avec sa femme. Ce qu’il ignore, c’est que Suzanne n’est que simple foraine. Si la supercherie est vite découverte par Armand, l’agent d’Antoine, le premier se garde bien de dire la vérité à son ami, bien au contraire ! C’est en effet, une occasion en or pour que le jeune peintre se remette au travail et par extension que les affaires reprennent ! 

Suzanne est une simple foraine qui joue d’illusions lors de ses représentations. Aussi, c’est avec une certaine aisance et une malice certaine qu’elle joue les voyantes qui communique avec les disparus pour réconforter les âmes inconsolables. Un jeu de dupe dans lequel elle s’embarque moins par cynisme mais plus par nécessité. Littéralement exploitée par Titus, son employeur, l’occasion est trop belle pour la jeune femme de gagner suffisamment pour quitter la foire. 

Ce qu’elle n’avait pas prévu, c’est que plus que de se prendre au jeu, elle tombe progressivement amoureuse d’Antoine… en « jouant » Irène. En parcourant sa vie, ce qu’elle était, elle découvre aussi un homme qui a vécu une histoire d’amour intense avec la personne qu’elle incarne. Une histoire qui la touche en plein cœur et dans laquelle, elle finit par se perdre. Suzanne ? Irène ? Irène ? Suzanne ? Peu à peu ses sentiments se mélangent à ceux de la défunte, au point de s’y perdre. Comme si l’amour et plus précisément les sentiments amoureux, ce n’était que des illusions, dans le bon sens du terme. 

Film drôle, La Vénus électrique nous réserve son lot de surprises et de micmacs amoureux comme pour nous rappeler que l’amour n’est pas une science exacte mais surtout quelque chose de complexe, loin d’être figé dans le temps. Porté par Anaïs Demoustier (décidément délicieuse) et Pio Marmai, on passe un moment agréable, un choix bien vu pour ouvrir le festival de Cannes. 

La Venus électrique 

Un film de : Pierre Salvadori

Avec : Pio Marmaï, Anaïs Demoustier, Gilles Lellouche, Vimila Pons, Gustave Kervern, Madeleine Baudot…

Pays : France

Genre : Comédie, Romance

Durée : 2h03

Sortie : le 12 mai

Note : 14/20

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