Avec l’intelligence artificielle, on peut tout faire, c’est du moins ce que pensent certains et ce qui peut mener à tout et n’importe quoi. C’est notamment le cas en matière judiciaire où on rêve d’une justice expédi… oups ! efficace ! histoire de gagner du temps et surtout de l’argent, afin d’assurer la paix, le calme et surtout l’ordre.
C’est pourtant ce qui arrive aux Etats-Unis (tiens ! tiens !) Nous sommes en 2029. Chris Raven, un policier est accusé du meurtre de sa femme. Jugée par Maddox, une intelligence artificielle, il a 90 minutes pour prouver son innocence. Passé ce délai, cette même Maddox prononcera elle-même la sentence, une sentence qui semble inéluctable… ou pas.
Une justice expéditive, je vous disais et c’est précisément pour cela que le tribunal de Mercy Capital a été conçu. Afin de répondre à la criminalité galopante de Los Angeles, la police et le législateur ont voulu frapper fort. Chose faite puisque les crimes et délits de toute sorte ont radicalement baissé, bien aidé par cette IA qui se charge d’étudier les charges et rien que les charges. Ce que Chris Raven n’avait pas prévu en revanche, c’est qu’il se retrouve sur le banc des accusés et qu’il faille prouver son innocence alors que tout semble l’accuser. Un comble pour un inspecteur qui contribué à la conception de Maddox.
Alors que faire lorsque vous n’avez qu’une heure et demie pour sauver votre tête et que rien ne semble vous disculper ? Chris connaît bien la machine et donc ses failles. Des failles qu’il doit exploiter pour être disculpé. Il devra aussi faire preuve de déduction et de malice pour savoir qui est le véritable assassin de sa femme et donc découvrir la vérité. Cependant, comment se défendre face à une intelligence artificielle qui, par définition, n’est pas humaine, et n’est pas dotée de la capacité de faire des erreurs ?
Une manière assez subtile de rappeler que si la justice se veut infaillible, elle peut également se tromper, qu’elle soit donnée par une IA ou par des êtres humains en chair et en os. Une axe intéressant sur le papier mais au final maladroitement exploité tout au long du film rendant ce dernier assez pénible à suivre, malgré la bonne volonté de Chris Pratt.
En clair, un film regardable mais sans aucune ambition, ce qui est souvent le cas dans le genre !
Reconnu coupable (Mercy)
Un film de : Timur Bekmambetov
Avec : Chris Pratt, Rebecca Ferguson, Annabelle Wallis, Kylie Rogers, Kali Reis…
Pays : Etats-Unis
Genre : Action, Science-Fiction, Thriller, Drame
Durée : 1h40
Sortie : le 28 janvier
Note : 8/20



