
C’est un billet que j’avais prévu de rédiger à l’occasion des Jeux olympiques de Paris 2024. Cependant, une vie professionnelle comme parentale bien remplie ont eu raison de ma détermination à pondre cet article que j’aurais aimé faire à ce moment-là d’autant que notre sublime cérémonie d’ouverture avait donné une place non négligeable au cinéma, de sa création par les Frères Lumière, aux Minions (clin d’œil à l’École des Gobelins) en passant par Zidane qui arpentait les rues (fictives) de notre capitale saluant la Nouvelle Vague et Raymond Queneau au passage.
Malgré tout, je compte bien profiter de l’ouverture, ce vendredi, des Jeux d’hiver de Milan-Cortina en Italie pour moi de revenir sur le traitement du sport et de l’olympisme en particulier dans le septième art entre films parodiques, fictions et autres biopics. Actualité oblige, c’est plutôt les éditions hivernales que je vais mettre en avant même si rien n’empêche de faire allusion aux JO d’été.
Une fois encore le cinéma n’oublie pas la grande messe olympique, en témoigne les clins d’œil historiques lors des cérémonies d’ouvertures que ce soit en été comme en hiver. Ainsi, à Londres, en 2012, ce fut Harry Potter qui fut mis à l’honneur mais également les Chariots de feu avec la prestation hilarante de Rowan Aktinson alias Mr. Bean. Récemment, c’est dans les salles obscures qu’on a pu découvrir, en juin dernier, Le Rendez-vous de l’été, qui raconte les tribulations de Blandine, une Normande qui se rend à Paris pour assister aux épreuves olympiques de natation et voir son idole, Béryl Gastaldello.
Côté hiver, je n’ai pas en mémoire de références cinématographiques niveau cérémonies, mais c’est plutôt du côté des films qu’il convient de creuser un peu. Et quand on pense film, on pense forcément à Rasta Rockett qui revient sur l’épopée de l’équipe jamaïcaine de bobsleigh aux Jeux de Calgary (Alberta, Canada) en 1988. Un film référence pour toute une génération qui sous ses traits familial et bon enfant, cherchait également à mettre en avant les valeurs de la persévérance, de la détermination et mais aussi du courage. Un peu tiré par les cheveux me direz-vous mais suffisant pour que cela plaise au grand public.
Depuis, les Jeux olympiques d’hiver ont souvent servi de base narrative pour des long-métrages qu’ils soient fictifs ou tirés de faits réels. A ce titre, les biopics sont légions, notamment Good Luck Algeria, sorti en 2016, qui revient sur le parcours de Nourredine Bentoumi, ingénieur de formation, né à Grenoble et qui, pour sauver son entreprise de fabrication de ski de haut gamme, concourt aux Jeux de Turin en 2006, ou encore Eddie the Eagle, sorti également en 2016 et qui retrace le parcours insolite de Michael « Eddie » Edwards, un britannique qui participe également aux Jeux de Calgary en saut à skis, un sport qu’il n’avait jamais pratiqué auparavant et qui fera de lui un symbole, celui aussi du courage et de la détermination.
C’est surtout un autre biopic sorti en 2018, au moment des Jeux de PyeongChang (Corée du Sud) qui a fait parler de lui, Moi, Tonya, qui revient sur la rivalité (à la fois de personnalité et de style) entre Tonya Harding et Nancy Kerrigan, deux championnes américaines du patinage artistique, une rivalité qui trouvera son point culminant lors des Jeux de Lillehammer (Norvège) en 1994 et derrière une sombre affaire d’agression de Nancy Kerrigan orchestrée par… le compagnon de Tonya Harding.
Autant de films (et là je ne parle que des jeux d’hiver) qui montre encore que l’olympisme et une bonne source d’inspiration pour la septième art, pour notre plus grand bonheur ! 😉
