Father Mother Sister Brother : On ne choisit pas sa famille

Après près de deux semaines sans aller au ciné – je n’avais pas la flemme mais je voulais en profiter pour passer davantage de temps avec mon petit prince, sans compter que la neige n’a pas tellement aidé non plus – il est temps de reprendre ses bonnes habitudes et de retourner dans les salles obscures. 

En ce début d’année, si on parlait de la famille ? De notre rapport à notre père, mère ou encore frère ou sœur ? C’est tout le pari de Jim Jarmusch qui nous plonge dans trois histoires se déroulant respectivement aux Etats-Unis, à Dublin et à Paris. Trois histoires dans lesquelles des enfants, devenus adultes, vont à la rencontre de leurs parents et des souvenirs qu’ils ont conservé en commun mais également des non-dits et autres ressentis. Entre moments cocasses et plus gênants, ces visites familiales ont toujours quelque chose de particulier. 

Comme disait Maxime Le Forestier, dans sa chanson Né quelque part, on ne choisit pas ses parents, on ne choisit pas sa famille. Un état de fait qui sonne telle une évidence mais qui résonne d’autant plus à travers nos trois histoires. C’est notamment le cas dans les deux premiers chapitres (Father et Mother) où les moments familiaux, qui devraient être des instants conviviaux, sont qu’on le veuille ou non, le lieu où le parent en question ne peut s’empêcher de tirer la couverture à lui ou à distribuer les bons comme les mauvais points. Cela est d’autant plus flagrant lorsque dans le premier volet, Emilly et Jeff viennent voir leur père, un père qui vit reclus depuis la mort de leur mère et qui se laisse aller, à première vue. Une situation qui agace l’ainée mais que le cadet prend avec philosophie, ce que le papa ne manquera pas de souligner avec un certain cynisme. 

Trois histoires indépendantes mais qui sont toutes liées aussi bien par quelques détails qui servent de fil rouge mais également leur récit qui se veut universel. Nous avons tous eu un père qui avait une préférence marquée pour un tel ou un tel, une mère, un peu psychorigide, qui voit ses filles qu’une fois dans l’année et dont on sent que l’ambiance est quelque peu particulière sans être tendue pour autant, ou encore un frère et une sœur (des jumeaux) qui doivent recréer une cellule familiale, suite à la mort de leurs parents. 

Un film qui, au final, nous parle car réaliste. Un film qui nous rappelle que la famille, cela reste particulier car composée de très proches que nous n’avons pas choisi, du moins pas par nos soins. Des gens avec qui nous devons composer malgré tout, des gens qui font partie de notre vie, qu’on le veuille ou non. Des gens qui ont leurs qualités, mais (surtout) leurs défauts. 

Un film de famille quoi ! 

Father Mother Sister Brother

Un film de : Jim Jarmusch

Avec : Tom Waits, Adam Driver, Mayim Bialik, Cate Blanchett, Vicky Krieps, Charlotte Rampling, Sarah Greene, Indya Moore, Luka Sabbat, Françoise Lebrun…

Pays : États-Unis

Genre : Comédie, Drame

Durée : 1h51

Sortie : le 7 janvier

Note : 15/20

[BONUS] Je vous parlais de Maxime Le Forestier, pourquoi ne pas écouter la chanson (sortie en 1988) dont je parlais ? 😉 Bonne vidéo !

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