Insaisissables 3 : le braquage du siècle. Vraiment ?

Le propre de toute franchise est de durer dans le temps mais aussi d’innover (du moins, essayer d’innover), histoire de faire tourner la planche à… oups ! pardon ! d’attirer un nouveau public, à travers un casting et un scénario de premier plan. 

C’est probablement pour cette raison qu’Insaisissables fait à nouveau retour, douze ans après le premier voler, neuf ans après la second. La recette reste inchangée, nos Quatre Cavaliers utilisent la magie et l’illusion pour mieux s’attaquer aux grosses fortunes et à la cupidité de leurs propriétaires, avec toutefois une nouveauté, comme on va l’expliquer dans le paragraphe suivant. 

New York. J. Daniel Atlas, Merritt McKinney, Jack Wilder et Henley Reeves font leur grand retour après plusieurs années d’absence. A cette occasion, ils sont approchés pour réaliser le plus grand braquage de tous les temps, à savoir le vol du « Diamant-Cœur », possédé par Veronika Vanderberg, une riche femme d’affaires, à la tête d’une redoutable organisation criminelle. Pour cette mission, ils vont être associés à June, Bosco et Charlie, trois jeunes admiratifs des Quatre Cavaliers, qui rêvent de suivre leurs traces. De l’Afrique du sud à Abou Dhabi en passant par Anvers et la France, notre groupe d’illusionnistes est bien décidé à frapper un grand coup. 

Lorsqu’Insaisissables est sorti, à la toute fin du mois de juillet 2013, je dois dire que j’avais été surpris et emballé par le scénario du film qui détonnait par ses effets spéciaux, son rythme et plus largement son histoire. Un film qui donnait un certain rythme même si on pouvait toujours s’étonner de la présence de José Garcia et (surtout) de Mélanie Laurent dans le premier volet. Un enthousiasme qui est un peu, pas mal même retombé avec le second opus sorti en 2016 car assez prévisible malgré son bon côté divertissant. 

Aussi, lorsqu’Insaisissables 3 débarque à son tour, le cinéphile que je suis est partagé entre la curiosité et la circonspection. La franchise allait-elle innover, se réinventer ou se concentrerait-elle de se reposer sur ses lauriers en utilisant de vieilles recettes ? Sur ce point, difficile de répondre en toute honnêteté même si cette même honnêteté me pousserait à valider la seconde hypothèse. Si niveau rythme, le film n’est pas avare sur ce point, et que niveau casting, on retrouve des clins d’œil évidents aux deux premiers opus, ce troisième volet des aventures de nos Cavaliers manque au final de surprise, malgré ses efforts pour se renouveler avec l’arrivée d’une nouvelle génération. 

Un élément plutôt négatif qui ne retire en rien le côté divertissant du film et c’est ce qu’on lui demande au bout du compte, à savoir nous faire un bon moment. Sur ce point, le cahier des charges est rempli et cela devrait satisfaire celles et ceux qui n’en demandent pas davantage, donc frustrer celles et ceux qui espéraient autre chose. 

Bref, un troisième volet qui pèche par manque d’ambition mais qui reste agréable à voir, surtout si on n’a pas envie de se compliquer la vie. 

Insaisissables (Now you see me : no you don’t) 

Un film de : Ruben Fleischer

Avec : Jesse Eisenberg, Woody Harrelson, Dave Franco, Isla Fischer, Morgan Freeman, Ariana Greenblatt, Dominic Sessa, Justice Smith, Rosamund Pike, Lizzy Caplan…

Pays : États-Unis

Genre : Comédie, Aventure, Thriller

Durée : 1h53

Sortie : le 12 novembre

Note : 12/20

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