Avec Kev Adams, on peut s’attendre… à pas grand-chose en réalité !
Bon ! Je suis quelque peu sévère et les fans de l’humoriste vont sans doute me taper dessus. Je tiens tout de même à préciser que je n’ai rien de personnel contre lui, il n’est pas un médiocre acteur non plus (il y a pire) mais on ne peut pas dire qu’il soit de la crème de la crème, non plus !
Cela vaut notamment pour son dernier film. Nous sommes en juin 1944, à quelques jours du débarquement décisif des troupes aillées. Denis Porte, un soldat s’occupe tranquillement des préparatifs sur une base militaire britannique… factice. Il doit en effet tromper les nazis et c’est le minimum qu’il puisse faire. En effet, bien qu’il soit descendant d’une lignée dont les soldats sont morts pour la France, sa mère, assistante de De Gaulle, souhaite qu’il soit épargné, une chose difficilement acceptable pour Denis. Alors lorsqu’il fait connaissance de Sami, un soldat-médecin algérien qui rêve de rencontrer le Général, l’occasion est trop belle pour Denis de faire ses preuves. Denis et Sami prennent donc leur courage à deux mains et décident de prendre part au débarquement. Un détail néanmoins et il est d’importance, celui-ci : ils ne savent pas ni où ni quand aura lieu le Jour J.
Alors, comment dire ? Si le cinéma, c’est aussi tomber sur de grosses purges, alors Le Jour J remplit allégrement le cahier des charges ! Bon, là aussi j’exagère et les fans de Kev Adams vont m’étriller mais il faut bien reconnaître que Jour J est une épreuve en soi. Ça sent en effet le réchauffé, les blagues sont juste plus anachroniques les unes que les autres, ce qui au final devient franchement pénible, on est même à la limite du malaisant et de la torture. Alors encore une fois, ce genre de calambours trouvera un écho chez les fans de la star de Soda mais pour être honnête, j’ai vraiment du mal à y goûter (et Dieu sait que je suis bon public !)
Pourtant, il avait quand même de bonnes idées d’autant que ce n’est pas la première fois qu’on traite du Débarquement et plus largement de la Seconde Guerre mondiale sous un ton satirique. Les Charlots s’y étaient d’ailleurs essayé avec Les Bidasses en Folie en 1971, réalisé par Claude Zidi. Je ne sais pas si Claude Zidi, second du nom, a vu le film de son père mais s’il a voulu tenter quelque d’innovant, hé ben c’est plus que mitigé. Le jeu d’acteur est poussé jusqu’à la caricature la plus grotesque – même Didier Bourdon est à la limite du ridicule en général de la Wehrmacht – et encore une fois, Kev Adams campe le rôle du mec maladroit, notamment avec les filles mais qui deviendra à force de quiproquo et de situations « WTF », le héros hors-pair.
En clair, Le Jour J est une sacrée purge, ce qui est bien dommage au final car le film aurait pu être davantage potable. Un long-métrage qui suffira à remplir la grille des programmes de M6 et a filiale W9 mais qui me fait vraiment dire que le pire pour le cinéphile est moins de perdre de l’argent (surtout s’il a une carte illimitée) que du temps (et ça, ça n’a pas de prix !)
Le Jour J
Un film de : Claude Zidi Jr.
Avec : Kev Adams, Brahim Bouhlel, Marie Parisot, Didier Bourdon, Cristiana Reali, Jonathan Lambert, Chantal Ladesou, Sissi Duparc…
Pays : France
Genre : Comédie
Durée : 1h30
Sortie : le 15 octobre
Note : 3/20



