On parle beaucoup d’intelligence artificielle ces temps-ci. On la voit en effet un peu partout, notamment sur nos réseaux sociaux, on l’évoque à la télé et on en a parlé récemment sur mon blog avec la critique de Dalloway et on va en parler de nouveau avec le nouveau film de Cédric Jimenez.
Paris dans un futur proche. Afin de combattre la criminalité et d’assurer la tranquillité publique de façon définitive, la capitale a été divisée en trois zones qui regroupent autant de classes sociales. Les plus nantis vivent dans la zone 1 tandis que les plus désœuvrés sont maintenus en zone 3. Dans le même moment, Alma, une intelligence artificielle a révolutionné le travail de la police qui peut intervenir de manière plus efficace sur la criminalité. Un soir, Kessel, le concepteur d’Alma, est assassiné. Un groupe de révolutionnaires, mené par John Mafram, est soupçonné d’avoir commis le crime. Salia et Zem, deux policiers que tout oppose, collaborent pour mener l’enquête. Progressivement, ils découvrent des enjeux bien plus important qu’ils n’avaient imaginé.
Après Bac Nord et Novembre, Cédric Jimenez s’attaque à son tour à l’intelligence artificielle sur fond de récit d’anticipation. Dans ce Paris ségrégé, la tranquillité publique et l’harmonie de la société semblent avoir retrouvé droit de cité grâce à ce logiciel qui a littéralement réorganisé la société. Chaucn est parqué selon son statut social et hors de question d’en sortir sauf exception. Les plus nantis profitent d’une belle existence, loin des pauvres qui, en zone 3, doivent se contenter de regarder une émission qui donne la chance à celui qui y participe à aller en zone supérieur (et donc espérer de meilleures conditions d’existence) ou encore de subir la répression de la police, bien aidée par la fameuse Alma qui, littéralement, nettoie les rues.
Aussi, lorsque le créateur d’Alma est assassiné, les autorités par la voix du ministre de l’Intérieur, accusent tout naturellement un groupe d’activistes d’avoir mené le coup. Une façon sans doute de faire toute opposition à un système jugé oppressif. C’est dans ce contexte que Salia et Zem doivent mener l’enquête.
Deux policiers qui, sur le papier, sont tout sauf complémentaires mais dont on découvre, au fil de l’histoire, qu’ils sont plus proches qu’on ne le croit. Ces deux caractères qui devront apprendre à dépasser leur jugement et surtout apprendre de l’autre pour découvrir ce qu’il se cache réellement derrière l’assassinat de Kessel et surtout qui manipule qui.
Film intéressant au niveau des scènes et des prises de vue, Chien 51 est en revanche un peu plus modeste au niveau du synopsis et du récit comme si Jimenez hésitait entre film militant et film hommage à des œuvres telles que Minority Report par exemple. Un peu dommage même si le long-métrage fait le job niveau divertissement, ce qui devrait largement en satisfaire plus d’un, les cinéphiles (un peu) moins.
Chien 51
Un film de : Cédric Jimenez
Avec : Gilles Lellouche, Adèle Exarchopoulos, Louis Garrel, Romain Duris, Valeria Bruni Tedeschi, Artus, Lala&Ce, Stéphane Bak, Daphné Patakia, Féodor Atkine…
Pays : France
Genre : Science-Fiction, Thriller, Policier
Durée : 1h46
Sortie : le 15 octobre
Note : 11/20



