Le Comte de Monte-Cristo : la vengeance est un plat qui se prépare (très) froid

Trois semaines, pour ne pas dire un mois. 

Tout ce laps de temps sur lequel je n’ai pas pu en profiter pour rédiger mon blog. La faute à un emploi du temps chargé, bien aidé par des élections législatives anticipées juste avant les vacances scolaires ! Résultat des courses, votre serviteur plus ou moins claqué mais qui ne se voyait absolument pas  bloguer ^^’

C’est d’autant le cas qu’entre-temps je suis allé voir Le Comte de Monte-Cristo et bien qu’il soit sorti il y a plus d’une semaine je ne pouvais passer à côté. 

Nous sommes en 1815, peu après la chute de Napoléon et la restauration de la monarchie. Edmond Dantès, 22 ans, issu d’une famille aisée, s’apprête à se marier avec Mercedes Herrera. Entre temps, le jeune homme a été promu capitaine après avoir sauvé une naufragée de la noyade, malgré l’avis contraire de son supérieur Danglars. Un bonheur qui suscite de la jalousie chez certain de ses proches. Le jour de son mariage, il est arrêté, accusé d’être bonapartiste et de fomenter un complot. Edmond ne cesse de clamer son innocence. Il reste cependant 14 ans en prison, enfermé au Château d’If. Il parvient malgré tout à s’évader et, grâce aux indications d’un de codétenus, récupère un trésor lui permettant de devenir très riche. Bien décidé à prendre sa revanche sur ceux qu’ils l’ont trahi, il se fait passer pour le Comte de Monte-Cristo. Le processus est en marche d’autant que ses anciens amis ont gravi les échelons au sein de la société. 

Quand on pense au Comte de Monte-Cristo, on pense à l’adaptation anglophone jouée par Richard Chamberlain (celui qui joue dans Les Oiseaux se cachent pour mourir) mais aussi, plus proche de nous, à la mini-série réalisée par Josée Dayan et menée par Gérard Depardieu, du temps de sa superbe et de sa respectabilité. Autant dire que ce classique de la littérature française a été maintes fois visité et connu. 

Edmond Dantès est un homme bon, droit et un peu naïf, du moins à ses débuts. En effet, qui aurait-pu penser, alors qu’il est sur le point d’épouser la femme qu’il aime et qu’il est promu suite à son acte de bravoure, que tout s’écroulerait en raison de la jalousie de certains ? Une situation qui a bien failli le démolir, lui qu’on a fait passer pour mort. Pourtant, lorsqu’il parvient à s’échapper, sa détermination n’est pas altérée, bien au contraire ! il est bien décidé à ce que justice lui soit rendu, quitte à se la rendre lui-même ! 

Pas question pour autant de sombrer dans la haine ou la violence gratuite, cela serait trop facile. Edmond Dantès est un homme patient et c’est sa plus grande force dans la mesure où il ne suscite aucune méfiance, surtout sous les traits du Comte de Monte-Cristo. Sous cette identité, il voit les turpitudes et les faiblesses de ceux qui l’ont trahi et notamment Fernand de Moncerf qui était pourtant son meilleur ami. Dantès exploite patiemment les failles de chacun pour mieux frapper le moment venu, ce qui donne au film une tonalité intéressante. 

Malgré ses trois heures, Le Comte de Monte-Cristo version 2024 est très agréable à regarder, bien aidé par un rythme assez soutenu. Tout y est – la vengeance, la stratégie mais aussi la rédemption ou encore la justice – ce qui devrait convenir à pas mal de monde. 

Le Comte de Monte-Cristo

Un film de : Matthieu Delaporte et Alexandre De La Patellière

Avec: Pierre Niney, Bastien Bouillon, Anaïs Demoustier, Anamaria Vartolomei, Laurent Laffite, Pierfrancesco Favino, Patrick Mille, Vassili Schneider, Julie de Bona… 

Pays : France

Genre : Aventure, Historique

Durée : 2h58

Sortie : le 28 juin

Note : 17/20

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